Sons/ambiance sonore

Madan, Sushma; Noakes, Neil. urbanscrawl - tracing the intangible

Ce site documente le projet d'installation urbanscrawl élaboré en 2003 par Neil Noakes et Sushma Madan, en collaboration avec le Lansdown Centre for Electronic Arts. Quiconque voulait participer n'avait qu'à envoyer un SMS à un numéro dédié. Ces messages étaient visualisés dans le cadre de l'installation urbanscrawl, les textes étant disposés de manière à former une ville virtuelle tridimensionnelle. Les visiteurs étaient en mesure de répondre, grâce à un clavier et à un écran tactile, aux messages formant l'architecture de la ville. Un trait était alors dessiné entre les messages d'origine et leurs réponses. Le but de l'expérience était de mettre en lumière le réseau invisible des échanges SMS se tramant au fil du quotidien. Il est possible de visiter le vidéo explicatif de l'installation, en bonne résolution, à cette adresse: http://vimeo.com/4146091.

The Light Surgeons: In Passing

In Passing présente le témoignage d'une personne malvoyante sur ses parcours quotidiens dans la ville. À la voix féminine relatant son expérience psychogéographique se mêlent d'autres voix concordant avec les séquences vidéo défilant à l'écran. Tous ces mots prononcés sont juxtaposés aux images. Celles-ci sont parfois floutées et les contours des passants sont surlignés en blanc. Les scènes nocturnes présentées sont de plus en plus chaotiques au fur et à mesure que le vidéo progresse. Conjointement, l'affichage des mots du témoignage se fait de façon plus éclatée: gros caractères, apparition des mots d'un coin à l'autre de l'écran. L'accent est mis sur la difficulté de se situer et de se mouvoir en ville la nuit (toujours dans la perspective d'une personne souffrant d'une infirmité oculaire) sous les bombardements du son et de la lumière.

Overture: South Bank Centre (The Light Surgeons)

L'oeuvre Overture, créée par le collectif d'artistes multimédia The Light Surgeons, a été présentée dans le cadre de la réouverture du Royal Festival Hall de Londres (Southbank). Cette création audiovisuelle était constituée de quatre projections présentant, entre autres, certaines étapes de la construction du Royal Festival Hall. L'oeuvre a été présentée lors du Overture Weekend, qui se tenait les 8 et 9 juin 2007.

The Last Performance est une oeuvre qui explore les possibilités de visualisation du texte à l'écran. Sur celui-ci, les mots sont dotés d'une souplesse qui apparente leurs mouvements à la danse. L'auteur affirme également s'être inspiré de l'architecture dans le choix des figures que les mots forment au fil de leurs mouvements. Le texte en mouvement demeure difficilement lisible, invitant plutôt l'internaute à observer l'aspect purement visuel du texte. D'autres sections de l'oeuvre permettent à l'internaute de lire les textes de façon statique. Il est à noter que l'artiste fait également des performances à partir de cette oeuvre.

sphinx est une oeuvre participative qui invite l'internaute à écrire une question dans un formulaire prévu à cet effet. Par la suite, il recevra par courriel une réponse qui correspond à ce que le sphinx pourrait répondre. Cette réponse est générée par un logiciel créé par l'artiste, qui dit avoir travaillé à reproduire la structure, la syntaxe et les expressions propres au sphinx. L'internaute pourra également répondre à une question posée par un autre internaute. Cette oeuvre est d'abord et avant tout une invitation au dialogue.

1n-0ut [meditation] est une oeuvre tout à fait dans la tradition du pixel art, dont l'artiste Jodi (http://wwwwwwwww.jodi.org/) est sans doute l'une des figures majeures. L'oeuvre consiste en la juxtaposition de fenêtres intempestives qui contiennent chacune des séquences de lettres, de caractères, de pixels ou d'images en mouvement. Le tout est accompagné d'un son régulier rappelant celui d'un radar de sous-marin. L'internaute aura peut-être quelques difficultés à mettre un terme à son expérience de l'oeuvre, puisque les fenêtres bougent de façon plutôt saccadée. Notons également que Jimpunk est membre du collectif 56k-bastard.tv chanel.

Amsterdam, het einde est un court métrage traitant du suicide, réalisé par l'artiste néerlandais Sylvain Vriens. En introduction, un court article de journal intitulé "Zelfmoord simpel in Amsterdam" ("Suicide easy in Amsterdam") est présenté à l'internaute: on y explique qu'à Amsterdam la grande majorité des personnes ne chercheront pas à arrêter quelqu'un qui tente de se suicider. Lorsque l'internaute clique pour voir la suite de l'article, il est redirigé vers le court métrage lui-même. Un avertissement au début du film informe l'internaute de la nature sensible du sujet et qu'il s'agit d'une oeuvre de fiction ne visant pas à faire la promotion du suicide. Le court métrage alterne entre des scènes contemplatives en couleurs, filmées dans un cimetière par une belle journée d'été et des scènes en noir et blanc où l'on voit un jeune homme vêtu de noir se suicider de diverses manières dans différents endroits d'Amsterdam. Le contraste entre le calme des scènes filmées dans le cimetière et l'ambiance angoissante des scènes de suicide est troublant, obscurcissant le message anti-suicide de l'artiste.

Teeth est l'une des oeuvres les plus étranges du projet euh? de l'artiste néerlandais Sylvain Vriens. Dans les 36 cases d'un carré de 6x6, l'image toujours répétée d'une bouche pleine de dents s'agite de façon désordonnée, se rapprochant puis s'éloignant de ce qu'on devine être l'oeil de la caméra. Lorsque l'internaute clique sur l'une des bouches, toutes les bouches se synchronisent soudainement et on entend un grognement suivi de gémissements. Tout cela se produit très rapidement. Lorsque l'internaute clique une deuxième fois sur l'une des bouches, la même chose se répète. Si l'internaute clique une troisième fois, il est redirigé au hasard vers une autre oeuvre du projet. Sans autre explication, l'internaute est condamné à rester perplexe.

Simultanéité fait partie du projet Civilités/Civilities de l'Agence TOPO. Cette oeuvre de Lisa Ndejuru mise principalement sur la dichotomie entre les États-Unis et la situation actuelle en Irak. Sur la première page de l'oeuvre, une table, sur laquelle se trouvent divers objets, est présentée. On y voit un ordinateur portable, une cassette VHS, un pot de Tylenol, un appareil-photo jetable, une corde à danser, des livres sur le yoga et sur l'Irak, une barre de chocolat Toblerone, un lecteur cassette, un téléphone, une théière, un cendrier, un pot de beurre d'arachides... En cliquant sur l'ordinateur, l'internaute pourra lire et écouter les histoires banales et les réflexions d'une étudiante sur la situation mondiale actuelle, plus particulièrement sur la guerre et les effets de sa médiatisation. En choisissant la cassette VHS, huit courtes vidéos peuvent être consultées, celles-ci présentant des témoignages d'Irakiens par rapport à l'occupation de leur pays par l'armée américaine. Le téléphone mène quant à lui au monologue d'une femme seule désirant être aimée. Sur cette page on voit une femme tourner, dehors, dans un cadre pour photo. Si l'internaute clique sur la barre de chocolat ou encore le pot de beurre d'arachides, il est mené vers une page comportant un arrière-plan rouge sur lequel se tient un réfrigérateur. En cliquant sur ce dernier, l'internaute pourra écouter (en glissant le curseur de la souris sur les mots) les phrases qui se trouvent sur des aimants à frigo. Sur le dessus du réfrigérateur se trouve la barre de chocolat. Lorsque'on clique dessus, elle mène vers une autre page, mettant en parallèle le discours médiatique sur la guerre en Irak et des publicités pour des régimes. Le cendrier et la théière mènent aussi vers la même section de l'oeuvre, où une boîte à photos est mise en vedette. L'internaute pourra déplacer les différentes photos afin de mieux les voir en cliquant et tirant.

L'oeuvre Ze Bouddha's Show s'inscrit dans le projet Civilités / Civilities mis sur pied par Agence TOPO. L'internaute assiste à la mort d'Ephrème Damarique (dont seul le prénom est révélé dans l'oeuvre). Dans un premier tableau, on voit le personnage à la gauche de bouts de textes qui défilent rapidement et qui parlent de l'automobile comme symbole de virilité. Au tableau suivant, Ephrème est bombardé de pourcentages (chiffres sur lesquels l'internaute peut glisser le curseur de sa souris pour les faire disparaître) et des questions de deux hommes à lunettes qui semblent avoir pour fonction de le juger. Tout le discours d'Ephrème est contaminé par le langage de l'économie, du rendement. De retour à la maison, le personnage discute avec sa télévision qui lui suggère de prendre un anti-dépresseur. Lorsqu'il refuse, cette dernière lui dit que c'est l'heure de la télévision. Pour poursuivre sa navigation, l'internaute doit cliquer sur les boutons de la télévision. Il peut y consulter trois chaînes: l'une propose un discours réducteur sur la femme, comparée à une marchandise; la deuxième, où Paul Martin, Tony Blair et Georges W. Bush (entre autres) sont déguisés en cowboy, propose un discours sur l'économie mondiale menée par les puissants; la troisième met en scène un sorcier parlant de la misère. Une fois la télévision fermée, l'internaute est mené au tableau final où des considérations générales sur l'engagement et la responsabilité de chacun face à la misère sont affichées au bas de l'écran.

Agora s'inscrit dans le projet collaboratif Civilités / Civilities mis sur pied par Agence TOPO. Isabelle Hayeur propose ici une réflexion sur l'état actuel de la place publique. À l'ère du Web 2.0, où le citoyen peut avoir sa propre tribune grâce au Web sans passer dans l'engrenage des médias de masse traditionnels, l'utilisateur d'Internet a le devoir de faire entendre sa voix pour faire bouger les choses. Le propos est illustré de façon simple et efficace: le curseur de la souris doit être déplacé afin de voir bouger les silhouettes de passants sur un pavé et activer la «rumeur» générée par le constant échange d'informations. Si l'internaute cesse de faire bouger le curseur de sa souris, c'est le silence.

Bastard Channel est un un projet collectif hybride qui remédiatise la télévision dans un contexte d'art Web. Tout comme à la télévision, les différentes oeuvres ne peuvent pas être visionnées en tout temps et l'internaute doit consulter l'horaire de leur diffusion. Le projet accueille des oeuvres d'artistes web originaires de partout dans le monde. Le site contient également un "guide télé" (http://www.56k-bastard.tv/indexf_f.html) dans lequel se trouvent des textes des artistes où ceux-ci s'expriment à propos du projet. 

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